INTRODUCTION

INTRODUCTION

C'est quand on admet qu'on ne va pas bien qu'on peut enfin commencer à aller mieux. Ma vie est un désastre mais personne ne le voit car je suis très poli : je souris tout le temps. Je souris parce que je pense que si l'on cache sa souffrance elle disparaît. Et dans un sens c'est vrai : elle est invisible donc elle n'existe pas. Ma douleur n'est pas matérielle; elle est occultée. Je suis un négationniste de moi-même. Si cette illusion dure quelques temps, c'est lorsqu'elle s'efface que l'on est obligé de regarder la vérité en face, mettre les choses au clair et attendre. Attendons. Mais bien s'il vous plaît. Dissimulons cette attente sous une enveloppe de projets.

F.Beigbeder




Sophia Bush as Emilie (Lily) Hope

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Adam Brody as Noah Johnson

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Chad M. Murray as Aaron Smith

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Rachel Bilson as Sophia Klein

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Bethany J. Lenz as Jade Smith

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James Lafferty as Owen Lawrence

&CO














What if all your life was based on secrets ?
Que se produit-il quand vous les découvrez ?



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# Online seit Donnerstag, 08. Mai, 2008 um 15:25

Geändert am Mittwoch, 10. Dezember, 2008 um 08:01

THE FIRST : A BAD DREAM

THE FIRST : A BAD DREAM
Monday November 2nd


Paris, 00:36


Elle se réveille en sursaut et essuie doucement la sueur sur son front. Tout cela n'était finalement qu'un mauvais rêve... Se surprenant elle-même à penser tout haut, la jeune femme se dirige d'une démarche mal assurée jusqu'au réfrigérateur puis se sert un grand verre d'eau fraîche. D'un simple geste de la main, elle dégage avec grâce son délicat visage de ses longs cheveux bruns, légèrement bouclés. Elle met en marche le tourne-disque en passant devant sa collection de vinyles, attrape un bon bouquin puis s'installe en tailleur sur le large rebord d'une fenêtre. Elle appuie sa tête contre le mur et ferme les yeux, laissant échapper quelques larmes qui roulent le long de ses joues.

Manhattan, 00:43


Il se lève d'un bond en hurlant « PAPA! ». Mais personne ne lui répond. L'écho de son cri se perd, étouffé par ses propres pleurs. La sonnerie du téléphone retentit et le répondeur, après trois tonalités dans le vide, finit par s'enclencher.
<< Monsieur Johnson, je suis désolé de vous contacter en pleine nuit mais c'est au sujet du décès de vos parents...>>
















Je continue ou j'arrête le massacre ?



# Online seit Donnerstag, 08. Mai, 2008 um 16:24

Geändert am Samstag, 01. November, 2008 um 13:50

THE SECOND: A BRIGHT RED ENVELOPE

THE SECOND: A BRIGHT RED ENVELOPE
Tuesday November 3rd


Paris, 09:15


___«_Lily?» répète-elle tout en s'agitant dans l'appartement. Un escarpin dans la main, cherchant sans doute le deuxième, elle essaie tant bien que mal de se coiffer, de trouver sa meilleure amie et d'arriver à l'heure au magasin. Elle accoure dans la cuisine et s'arrête net.
___«_ Alors So'? Le réveil n'a pas sonné?» se moque Émilie, la surnommée Lily. Elle se tient devant la table où se trouvent deux verres de jus de fruit ainsi que deux bols de céréales. D'une main, elle lui tend une brosse à cheveux, de l'autre son deuxième escarpin.
___Sophia lui arrache les deux objets et la regarde d'un ½il mauvais. Ses yeux bleu émeraude ne semblent pas perturber l'autre petit bout de femme qui éclate de rire, bientôt rejointe par un jeune homme. Celui-ci vient d'entrer dans la pièce et attrape d'emblée un verre d'eau qu'il verse sur la tête d'Emilie. Elle ouvre la bouche, la referme, se retourne et le tape gentiment en hurlant:
___«Aaron! Nan mais t'es pas bien?»
Qui pourrait croire qu'hier soir, comme toujours depuis un mois, elle avait fait cet étrange cauchemar?



NYC, 09:19


___«Noah? Papa? appelle la petite en sanglotant.
___ Dans le salon, Kate!
___Ils rentrent quand Papy et Mamie?»
C'était la question à laquelle il s'attendait sûrement le moins. L'innocence de sa fille le surprenait toujours.
___Comment expliquer à une enfant de 5 ans que ses grands-parents ne reviendraient jamais?
___«Tu sais, Chérie, parfois la vie sépare les gens qui s'aiment. Mais un jour, on se retrouve tous dans un monde meilleur où l'on peut s'aimer pour toujours. C'est ce qu'on appelle le paradis ; Tes grands-parents t'y attendent.»
Elle se blottit dans le creux de son épaule en étouffant un sanglot et une larme roule sur la joue de son père.



Paris, 11:02


___Elle retournait nerveusement cette enveloppe rouge entre ses mains depuis déjà une demi-heure, ne se décidant pas à l'ouvrir.
___<<Pour Lily Hope, notre fille bien-aimée. >>
___Elle ne pouvait se résoudre à ouvrir cette enveloppe, arrivée le matin même, où seule cette mystérieuse phrase demeurait.
Elle demanderait à Aaron de la lui lire.


New York, 11:30


___Cela faisait trois mois jour pour jour que ses parents étaient décédés dans un accident de voiture. Trois mois qu'il évitait le sujet et se murait dans son silence. Trois mois qu'il ne parlait qu'à Kate, pour ainsi dire. Trois mois qu'il avait perdu l'enveloppe rouge vif que son père lui avait léguée.
___Deux minutes qu'il l'avait retrouvée.



Paris, 15:30



___« Lily ?! J'suis rentré.
___Dans ma chambre. »
___Cela faisait maintenant 4 heures et 28 minutes qu'elle l'attendait, et elle commençait à perdre sérieusement patience.
___Quand il la vit enrouler une mèche de ses longs cheveux autour de son doigt fin, il comprit. Il s'assit auprès d'elle sur son lit et regarda ce qu'elle tenait dans la main.
___« Tu veux que je l'ouvre? Pas vrai? »
Elle répondit simplement d'un hochement de tête.
___Puis il lui demanda s'il fallait qu'il lui lise ce qui y était écrit. Elle répondit de nouveau en faisant glisser lentement sa tête de haut en bas.

« Lily,

Nous avons conscience qu'à présent tu as avancé et que tu tentes comme beaucoup de jeunes femmes de prendre ton envol, de te construire, mais nous ne pouvons nous résoudre à partir sans te révéler la vérité. Fût-elle dure à entendre.
Ce que nous avons à te dire va sûrement te bouleverser, mais chacun d'entre nous a le droit de savoir d'où il vient, aussi bien pour savoir où il va qu'où il souhaite aller.
Tu avais à peine 4 ans quand nous avons fait cette chose horrible. Nous ne pouvions avoir d'enfant, pour des raisons purement médicales, et cela rongeait notre couple.
Alors nous sommes partis loin d'ici et de nos problèmes, vers un pays étranger.
C'était un matin d'hiver et il neigeait sur New York. Nous nous promenions dans Central Park quand nous t'avons aperçue, assise dans la neige en train de taquiner un garçon de ton âge qui semblait être ton frère. La ressemblance était frappante. Nous avons tout de suite su que tu étais la fille dont nous rêvions. Tes parents semblaient s'être absentés, alors un de nous t'a prise sous son bras et t'a éloigné de ta famille. Ils t'ont cherchée sans relâche et nous avons toujours été sur nos gardes. Jusqu'à leur décès il y a trois mois.
Ton frère, ton jumeau, s'appelle Noah Johnson.

Avec toi pour toujours, tes parents. »


Il avait lu en ne faisant aucune pause, tout en resserant son étreinte sur Emily. Il savait que s'il s'arrêtait, elle lui demanderait instantanément de stopper sa lecture.



NYC, 15:32


« Noah,
Tu sais depuis trop longtemps maintenant que tu as une soeur jumelle. Je sais aussi que tu as toujours souhaité la retrouver.
Alors je t'en supplie, trouve la et apprends à la connaître. Protège la jusqu'à ton dernier souffle et dis lui à quel point nous n'avons cessé de l'aimer, ta mère et moi. Gagne sa confiance et rattrape le temps perdu.
Tu connais comme moi cette sensation, tu sens qu'elle est en vie.
La dernière piste que nous avons est son nouveau nom: Emily Hope. Paris me semble un bon lieu pour commencer tes investigations.
Réussis où j'ai échoué.

Je t'aime et je veillerai toujours sur vous deux,
Papa. »



# Online seit Montag, 12. Mai, 2008 um 14:12

Geändert am Samstag, 01. November, 2008 um 13:53

THE THIRD: NOT A WORD

THE THIRD: NOT A WORD
Wednesday November 4th

Paris, 09:10

Une jeune femme déambulait le long de la Seine, plongée dans ses pensées les plus intimes. Elle s'imaginait avec Lui, Lui qui était désormais à des milliers de kilomètres d'elle. Elle le frappait, elle l'insultait. Il l'entourait de ses bras en riant, la serrait contre Lui et lui jurait qu'il n'aimait qu'elle. C'est ce qu'il disait. Ce qu'il fredonnait en berceuse alors qu'elle s'épuisait à le frapper. "Mon amour, ma princesse, tu sais bien que je n'aime que toi et pour toujours..." Ses lèvres se déposaient sur son cou et elle s'abandonnait dans ses bras. Il ne lui restait plus qu'à la soulever et la faire tourner. La faire tourner, tourner encore et encore en lui chuchotant des mots d'amour jusqu'à ce qu'elle oublie sa colère et rie avec lui.
Mais tout cela était terminé. Oublié et enterré. Elle avait quitté la ville sans lui dire un mot et était retourner dans son pays natal. Elle ne laisserait plus aucun homme la décevoir à ce point désormais, même son propre frère.
Elle emprunta des escaliers et se retrouva sur le bord de la chaussée. Elle traversa la rue en courant sans même prêter attention aux véhicules qui la klaxonnaient, s'engouffra dans un immeuble, grimpa les marches quatre à quatre et frappa avec énergie à une porte. Il était alors 9h25 précises.


Central Park West, NYC, 09:12

Owen Lawrence errait sur Central Park West et se ne pensait qu'à Elle. Elle qui était partie sans aucune explication. Si seulement elle lui avait parlé... Alors peut-être aurait-il pu la retenir... peut-être aurait-il pu lui dire tout ce qu'il avait sur le c½ur depuis si longtemps...
Il était allé lui rendre visite deux jours auparavant et avait trouvé son appartement vide. Il l'avait alors appelée sur son portable mais le numéro n'était plus attribué. Il avait parcouru toute la ville à sa recherche, foulant l'intégralité des endroits où ils avaient pris l'habitude de se rendre. En vain...
Il traversa la rue sans même prêter attention aux véhicules qui le klaxonnaient, s'engouffra dans un immeuble, grimpa les marches quatre à quatre et frappa avec énergie à une porte. Il était alors 9h25 précises.


Paris, 09:26

Il était déjà debout depuis une heure lorsque l'on frappa à sa porte avec insistance. Intrigué, il enfila une de ses chemises qui traînait sur le sofa et alla ouvrir.
<<Je... Tu m'as manqué, Smith ...>> balbutia la nouvelle arrivante. Aaron se contenta de la serrer dans ses bras et de se décaler pour la laisser entrer.


Central Park West, NYC, 09:26

<<Owen? Je ne t'attendais pas avant dix heures. Jade n'est pas avec toi?>>
Il s'était préparé à cette question mais ne trouva pas la force de répondre. Noah le regarda, troublé par le silence et le regard vide de son meilleur ami. Il le prit alors par le bras, le fit entrer et appela Kate.


Paris, 09:45

Ce matin là, elle lui raconta tout. Elle lui décrit l'homme dont elle était tombée amoureuse. Un grand brun mystérieux et hermétique à son charme qui ne la calculait pas. Elle lui expliqua comment elle l'avait bousculé dans un couloir de l'université et avait renversé son gobelet de décaféiné sur sa chemise. Comment elle en était venu à l'inviter à boire un verre pour s'excuser et surtout comment ils avaient sympathisé. Elle lui narra l'aventure qu'ils avaient eue. Elle lui détailla leurs ébats et lui avoua avoir eu des doutes sur sa sincérité. Elle lui parla du jour où elle l'avait vu avec une autre femme. De ce jour où elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, où elle avait emballé ses affaires et avait quitté New-York sans un mot. De ce jour qui ne datait que d'hier.
Oui, ce matin là Jade Smith raconta tout à son frère jumeau
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# Online seit Samstag, 17. Mai, 2008 um 13:54

Geändert am Samstag, 01. November, 2008 um 13:54

THE FOURTH: JUST TO DREAM AGAIN



Paris, 10:26

Elle s'était enfermée dans sa chambre et avait ouvert son ordinateur. Elle s'était connectée à Internet et avait recherché "Noah Johnson". Elle n'avait pas eu le courage d'attendre les résultats et avait gagné la salle de bain. Elle s'était plantée là, devant le miroir, et avait inspecté chaque détail de son corps. Elle ne se sentait ni laide, ni grosse, ni même repoussante. Elle ne ressentait rien.
Des flashs l'éblouissait de temps en temps. Les souvenirs de ce froid new-yorkais la saisissait et elle ne pouvait plus bouger. Le visage d'un enfant se dessinait dans son regard et elle se rappelait de tout. Les 22 années de sa vie défilaient devant ses yeux.
Il lui fallait, elle le savait, le retrouver. Ne serait-ce que pour pouvoir rêver à nouveau.


NYC, 10:26

Il avait confié sa fille à celui qu'il connaissait alors depuis plus de 17 ans. Il avait roulé jusqu'à l'aéroport et avait réservé trois allers simples pour Paris.





THE FOURTH: JUST TO DREAM AGAIN

# Online seit Montag, 19. Mai, 2008 um 12:51

Geändert am Samstag, 01. November, 2008 um 15:20